Saison: printemps
Lettrine - G pour Galette

Galette

n/a

Propulsé par le Centre d'interprétation du phoque
Galettes
Crédit photo: GMorin

Galette : plat typique, n.f.

Définition ludique 

Aux Îles, le mot « galette » prend toutes sortes de formes. Il y a d’abord celles qui sont salées, comme l’indémodable galette à la morue salée. Ensuite, il y a celles qui s’adaptent, comme la fameuse galette à la poudre qui accompagne autant la chaudrée de fruits de mer qu’une bonne lichée de mélasse ou de confiture. Puis, il y a des galettes desserts. La galette à la mélasse évoque le réconfort, les mitaines trempées, les joues rouges et le bout du nez gelé. La galette à la cannelle, elle, se mange couche par couche, méticuleusement, presque religieusement, pour faire durer le plaisir de la dernière bouchée du milieu! Bref, les galettes se déclinent en multiples variétés et les meilleures resteront celles qui goûtent les souvenirs, qu’on appellera toujours affectueusement les « galettes à meumé ».

une galette derrière la roue

Au mois de mai, il n’est pas rare de se réveiller au son des homardiers qui bravent les vagues et le vent des Îles. Dans leur bateau, les pêcheurs et aide-pêcheurs hallent les cages, déplacent des trawls, « élastiquent » des pinces et… mangent! Bien que le contenu d’une « canisse à lunch » de pêcheur varie selon qui la prépare, une tradition reste assez commune pour tous. On y trouve presque à tout coup des galettes faites maison.

À la Grande-Entrée, un petit groupe de femmes bénévoles a décidé d’honorer cette coutume qu’ont les femmes de cuisiner des galettes pour leurs pêcheurs. Dans le cadre des festivités de la mise à l’eau des cages, ce comité composé de sept à huit femmes confectionnent et emballent 650 galettes à offrir à tous les homardiers du plus grand port de pêche des Îles.

Cette petite attention nécessite presque une semaine de préparation. Jocelyne Doyle, membre du comité depuis ses tout débuts en 1994, nous explique l’horaire bien chargé des jours précédant la mise à l’eau : « Le mercredi, on commence et, si possible, on fait toutes nos galettes. Après ça, il faut les mettre dans des sacs, puis on les met au congélateur ». C’est dans la cuisine de l’Auberge la Salicorne que ces femmes discutent en préparant toutes les recettes de galettes traditionnelles des Îles. « On a des galettes aux pépites de chocolat, des galettes avec un trou et de la confiture, des galettes à la mélasse. De temps en temps, on essaye une nouvelle recette pour voir, mais c’est pas mal les galettes à la cannelle, que nous autres on appelle canneliers, qui sont notre gros vendeur », précise Jocelyne.

Le vendredi, les femmes préparent la petite boutique sur le quai. « On étale nos galettes et on monte nos boîtes en après-midi. À 16 h, il y a le cocktail à la Salicorne, le soir on va à la messe, puis on rentre préparer les lunchs pour nos pêcheurs », explique Jocelyne.

Le samedi, c’est le grand jour. « On se lève à 4 h, et on s’en va directement à la Pointe pour le grand départ à 5 h. Après, on s’en vient déjeuner à la Salicorne. Dès qu’on commence à voir rentrer les bateaux de la fenêtre, c’est le temps d’y aller. Ça s’en vient. Y a même des gens qui se promènent sur le quai et qui nous envoient des messages : Jocelyne t’as des bateaux qui rentrent à la Pointe ! », raconte-t-elle. 

La livraison des galettes se fait pendant l’arrivée des bateaux qui rentrent à quai pour charger leur deuxième voyage de cages. Les familles des pêcheurs passent voir les femmes dans la petite maison rouge pour chercher les galettes. Une équipe de Grosse-Île s’occupe des pêcheurs anglophones. Des jeunes et moins jeunes s’affairent sur le quai, galettes en main. « Le monde s’improvise comme ça et viennent nous donner un coup de main. Les gens peuvent aussi passer prendre un café et manger une galette, c’est pour ça qu’on aime toujours en faire plus que pas assez! », dit Jocelyne en riant.

Une chose est certaine, les galettes préparées avec amour depuis plus de 10 ans par ce même groupe de femmes sont bien appréciées de toute la communauté de l’Est des Îles. Mais, en dehors de la mise à l’eau des cages, des centaines de femmes des Îles préparent aussi des galettes pour leur famille et en remplissent les congélateurs de tous. Au printemps, ne vous étonnez donc pas de voir, au loin, un pêcheur tenant dans une main la roue du bateau et dans l’autre, un cannelier à avaler en deux bouchées. 

Activités calendaires

Mai à octobre

Soupers accompagnés de musique et de chansons / Tous les soirs, ou presque.

Mai à octobre
Mai et juin

Céramiques cafés / Fins de semaine

Mai et juin
14 juillet

Fêtes des Français (tournois de pétanque)

14 juillet
18 juillet

Anniversaire du Café de la Grave

18 juillet
23 juin

Veillée hommage à la Saint-Jean-Baptiste

23 juin
Fin septembre

Le Musiquothon du Vieux Treuil / Fin de semaine

Fin septembre

Recette

Les galettes à la pâte levée sont idéales pour manger des plats salés, mais elles sont tout aussi délicieuses nappées de mélasse ou de confiture de p’tites fraises. 

galettes à la pâte levée

Préparation

Mesurer 1 tasse d’eau tiède dans un bol; y dissoudre 1 c. tab. de sucre. Verser la levure et laisser reposer 10 minutes.

Tamiser ensemble:

  • 12 tasses de farine 
  • 1 1/2 c. à. t. de sel 
  • 4 c. à. tab. de sucre
Ajouter: 
  • 4 tasses d’eau tiède
  • 1 1/2 tasse de graisse ou huile de soya
  • Et la levure
Mélanger le tout jusqu’à consistance molle et élastique. Pétrir en ajoutant un peu de farine pour que la pâte ne soit pas collante. Couvrir et laisser reposer 1 1/2 heure.

Abaisser et laisser lever le double du volume. 

Couper a pâte en deux parties en l’abaissant sur une planche de bois avec un rouleau à pâte. Couper à l’emporte-pièce à 3/4 po. d’épaisseur. Placer sur des toles à biscuits graissées. 

Laisser lever environ 2 heures et cuire au four à 400°F 15 minutes. 

N.B.: On peut remplacer l’eau par le lait de beurre en ajoutant 1 c. à. t. de soda. 

Recette issue de l’édition 1951-86 de l’ouvrage Cuisinons avec les fermières des Îles de la Madeleine.

Mains à la pâte

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