Saison: Printemps
Lettrine - H pour Homard

Homard

Lobster

Propulsé par L'auberge la Salicorne
Homard - La Salicorne
Crédit photo: Nigel Quinn

Homard : produit identitaire, n.m.

Définition ludique

Quand on pense qu’avant, le monde se cachait dans l’bois pour manger du homard tellement c’était considéré comme de la nourriture misérable! Astheure, on finit pu de voir du monde photographier leur assiette pis mettre ça sur Internet. D’autre part, on ne sait pas pourquoi, mais à tous les mois de mai, le homard arrive en même temps que les monsieurs et les madames importantes qui viennent virer aux Îles. Sûrement une coïncidence… La bibitte est tellement populaire qu’on aurait inventé l’expression « rouge comme un homard » pendant un mess de homard, un jour où l’indice UV était particulièrement fort sur la peau des Madelinots excités de manger leur premier homard en coquille de la saison.

Grande-entrée, capitale du homard

Dès qu’on entre dans la salle à manger de l’Auberge la Salicorne, on entend les femmes (et le seul homme de l’équipe!) se raconter des histoires en cuisine. « Dans l’temps d’la morue, on lançait une cenne noire à l’eau, à la tête du quai, pour avoir du vent. C’était pour pas que les bateaux sortent le lendemain, ça nous donnait un break à l’usine. Une fois sur trois, ça marchait, pis c’étaient des moyennes tempêtes! », raconte l’une des employées. « Si on jetait une cenne à l’eau pour le homard aujourd’hui, les pêcheurs plongeraient pour aller la chercher », ajoute une autre. « D’après moi, c’est nous autres qui iraient à l’eau! », conclut une autre femme en riant. 

Cette anecdote explique bien l’importance du crustacé dans la communauté de Grande-Entrée. On ressent chez ces femmes une fébrilité créée par l’arrivée des premiers homards à décortiquer pour la saison estivale. Dans la prochaine semaine, la cuisine de l’auberge se transformera littéralement en usine. Les femmes décortiqueront près de 400 lb de homard par jour. « Ça sort le homard! Guédilles, nachos, pizzas, sandwiches, pokés, pots-en-pots. Le homard, c’est un gros vendeur. », dit l’une d’elles.

Ces femmes mettent toute leur expérience à profit pour valoriser le homard en entier. Dans une même journée, elles le font cuire et le décortiquent. Elles en séparent le fard, en plus d’emballer sous vide la chair pesée dans des sacs remplis de saumure.

« Y a juste la coquille qu’on mange pas! Ben, c’est pas vrai. Y en a qui aiment pas le fard, mais moi, le fard, j’adore ça! Ici, on le sert en entrée avec des biscottes ou dans les sauces. Chez nous, par contre, c’est sur les toasts! », raconte l’une des femmes. À La Salicorne, les pattes et le fard de homard sont d’abord congelés, puisque le décorticage prend le dessus sur toutes les autres tâches pendant la première semaine. Quand elles ont enfin le temps, les femmes en cuisine passent la chair au moulin, ajoutent du sel, mettent la pâte en pots et la font bouillir pendant trois heures. Cette méthode de conservation permet de servir le fard frais, toute l’année.

C’est le savoir-faire de ces femmes qui fait la force de la cuisine de La Salicorne. On la reconnaît d’ailleurs par sa convivialité et son respect des traditions. « Nombre de fois que je suis rentré dans la cuisine et que les femmes m’ont dit : Hein? Ça t’intéresse? Ah ben viens-t’en! Le homard, c’est un produit de luxe, mais pour ces femmes-là, c’est tout naturel. », nous avoue un de leurs collègues.

Ce n’est pas sans raison que le village de Grande-Entrée est considéré comme la capitale du homard. « On est né là-dedans, c’est notre vie, c’est notre moteur économique. Ceux qui font ça aujourd’hui, ils sont privilégiés, parce que les pêcheurs avant eux, ils ont vécu la misère. », se souvient l’une des femmes. C’est avec fierté que ces dernières célèbrent, autant dans leur cuisine personnelle qu’au travail, ce produit porteur d’un grand pan d’histoire. L‘engouement autour du crustacé est pleinement mérité, et tous les employés de l’Auberge la Salicorne s’entendent sur un fait : le homard des Îles est unique. « C’est qu’aux Îles, c’est le meilleur! », clament-ils en chœur.

Activités calendaires

Mai à octobre

Soupers accompagnés de musique et de chansons / Tous les soirs, ou presque.

Mai à octobre
Mai et juin

Céramiques cafés / Fins de semaine

Mai et juin
14 juillet

Fêtes des Français (tournois de pétanque)

14 juillet
18 juillet

Anniversaire du Café de la Grave

18 juillet
23 juin

Veillée hommage à la Saint-Jean-Baptiste

23 juin
Fin septembre

Le Musiquothon du Vieux Treuil / Fin de semaine

Fin septembre

Recette

Aussi appelée « homard dans la poêle », cette recette est un classique des Madelinots. C’est le déjeuner ou le dîner idéal pour passer les réserves de homard durant les mois d’hiver. 

Délicieux homard

Ingrédients
  • 1 gros oignon
  • 1/4 tasse de margarine
  • 1 lb de chair de homard
  • 1 tasse de pain rôti coupé en cubes
  • Sel et poivre 
Préparation
  1. Faire brunir l’oignon dans la margarine.
  2. Ajouter les cubes de pain rôti.
  3. Ajouter le homard avec son jus.
  4. Incorporer 1 tasse d’eau. Laisser mijoter sur un feu doux pendant 30 minutes. 

Recette issue de l’édition 1951-86 de l’ouvrage Cuisinons avec les fermières des Îles de la Madeleine.

Homard cuit sur plateau de marbre noir

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